Comment savoir si votre isolant de vermiculite contient de l’amiante?

 In décontamination

Laine minérale, polystyrène expansé, uréthane giclé, ouate de cellulose… De nombreux matériaux performants existent au Québec pour l’isolation des bâtiments. On est loin de l’époque du bran de scie!

Or, jusqu’aux années 1990, un autre produit a été populaire: la vermiculite. Isolant efficace, celle-ci peut cependant présenter un risque pour la santé lors d’une démolition ou de rénovations. Vérifications et précautions sont de mise.

Vermiculite – Un bon matériau au départ

La vermiculite est une roche métamorphique contenant des minéraux et dont l’apparence gris-brun, argentée ou dorée se rapproche de celle du mica. À l’état naturel, la vermiculite est inoffensive.

Une fois transformé industriellement et chauffé à très haute température, ce minerai se gonfle d’air et prend la forme de granules ou de fibres légères et incombustibles. Ce qui en fait un bon isolant, d’ailleurs commercialisé partout dans le monde.

Dans la foulée des études sur les risques pour la santé que comportaient les matériaux faits d’amiante, on se mit à mieux analyser les produits destinés à se retrouver dans les murs et les combles des maisons et des édifices.

Or, il fut démontré que les isolants de vermiculite (très employés pour l’isolation des combles dans les années 1970) pouvaient contenir une faible quantité d’amiante amphibole, nettement plus nocif que le chrysotile.

En fait, tout était une question de gisement: la pureté de la vermiculite extraite n’était pas partout la même étant donné que de l’amiante se trouvait aussi dans certaines mines.

Avec la transformation et le conditionnement, il pouvait dès lors arriver que de la poussière ou des fibres d’amiante fassent partie dans certains isolants de vermiculite. D’où l’avis public émis en 2004 par Santé Canada avertissant la population de cette possibilité.

Déduction et analyse par des pros

Les propriétaires de maison plus anciennes, construites entre 1940 et 1980 par exemple, ne doivent pas pour autant paniquer, car des précisions sont à apporter. D’abord, s’il y a bel et bien des isolants de vermiculite présents à l’intérieur d’un bâtiment, il ne s’en suit pas nécessairement qu’ils contiennent de l’amiante amphibole.

Ensuite, advenant que ce soit le cas, si le matériau est ensaché hermétiquement ou s’il est scellé derrière des panneaux muraux ou le plafond, il y a très peu de risque. Par contre, ce dernier augmente grandement lorsque, dans le cadre de rénovations, l’isolant est scié, brisé, déchiré ou simplement remué.

Mais comment être sûr que l’isolant de vermiculite découvert ne contient pas d’amiante? Première chose à vérifier: la marque du produit. S’il s’agit de Zonolite Attic Insulation®, alors nul doute, de l’amiante y est présente.

Ce produit fut très populaire, mais il n’est plus vendu au Canada depuis 1994, car la vermiculite qu’il contenait provenait de la mine Libby (Montana, É.-U.) dont le minerai était contaminé par de l’amiante se trouvant dans le sol.

S’il s’agit d’une autre marque ou qu’il est impossible de l’identifier, le plus sûr est alors de faire prélever des échantillons (au moins trois) par un expert et de les faire analyser en laboratoire. Si un seul est positif à l’amiante (taux de 1 à 5 % habituellement), alors il y a un danger potentiel, surtout si des rénovations sont prévues.

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